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Fiction

Jeudi 31 mars 2005 4 31 /03 /Mars /2005 00:00

Au milieu de la journée, quelque part dans la forêt de Windhowl, je consultais encore une fois la carte pour savoir où j’étais maintenant. Quand tout à coup, je voyais quelque chose devant moi qui brillait au soleil. Je me dirigeais vers cet endroit pour savoir ce que c'était.

- Mais que fait ce grand miroir en plein milieu de la foret ? Brrrr ! Ce miroir est effrayant ! Il y a quelque chose dans le verre... Il est presque noir ! C'est vraiment extraordinaire ! Hmmm... Ca ne me plaît pas du tout. On dirait que ce miroir observe mon âme !

Par simple curiosité, je touchais le verre et... Ma main traversais le verre comme si ce n'était que de l'eau. Je traversais par curiosité le miroir avec tout mon corps. Je sentais comme un étourdissement et la sensation d'avancer ou de tomber à toute vitesse pour ressortir dans un autre miroir qui se trouvait dans une pièce de chambre à... coucher.

- Où suis-je ?

Je regardais autour de moi pour savoir où j’étais. La pièce ne me disait rien à première vue, mais quand je voyais les berceaux devant moi... Mon dos se mettait à frémir. Je savais où j’étais. J’étais chez cette… sorcière.

- Sorcière… qui dit sorcière, dit aussi livre de sorcellerie. Je suis sûr qu'elle a dans sa bibliothèque un livre qui parle au sujet de ce miroir.

Je traversais la chambre. J’entrouvrais doucement la porte. Je regardais à gauche et puis à droite… silence... aucun bruit...

- Hmm... Personne ! Parfait !

Je commençais à fouiller les pièces pour trouver sa bibliothèque. Après un certain temps, je trouvais la bibliothèque. Je regardais ce qu'il contenait :

- Necronomicon de Abdul Alhazred

- Manuscrits Pnakotiques

- Texte de R'ylyeh

- Livre de Dzyan

- Sept livres Cryptiques de Hsan

- Chants des Dholes

- Unaussprechlichen de Von Junzt

- De Vermis Mysteriis de Ludvig Prinn

- Fragments de Celeano

- Culte des Goules du comte d'Erlette

- Fragments de G'harne

- Ctaat Aquadingen

- Révélations de Glaaki

- Livre d'Eibon ou Liber Ivoris

  • Ah oui, c'est bien ce livre là, en feuilletant le Livre d’Eibon !

Tout à coup, je sentais un malaise. Je regardais autour de moi. Je ne voyais rien qui me rendais mal à l'aise. Ca devait être à cause de ces livres de magie noire. Je regardais la partie qui m'intéressais de ces pages jaunies. Le texte semblait reprendre vie tandis que je lisais. Ca parlait d'une sorcière qui fit un accord avec des créatures sombres et démoniaques. Elle avait reçu ce miroir forger d'une substance venue d'une dimension différente de la nôtre et tremper dans des produits mystiques et infernaux. Le miroir devait être un cadeau de la sorcière à celui qu'elle aimait, mais au cours des siècles, il passait dans des nombreuses mains. Car, sous l'effet de l'incantation appropriée, sa surface noire et polie devenait, non point solide, mais une porte ou l'on pouvait passer... J’entendais un bruit suspect derrière moi. Je me retournais et je voyais une créature de pierre foncer vers moi. Vite, je l'évitais. Je courais à toute vitesse vers la porte d'entrée pour sortir et...

- Aaahhhhhhhh !

Les hôtes de la maison étaient devant l'entrée de la porte. Je claquais la porte. Je montais à toute vitesse vers la chambre de la sorcière et je commençais à psalmodier l'incantation du livre...

- ...Et Nostrum Vex...

Je touchais le miroir… Le verre devenait de nouveau liquide. Je plongeais tout mon corps dans le miroir avant que... qu'on m'attrape. J'avais eu juste le temps de voir les hôtes de la maison cogner de rage contre la vitre du miroir devenu solide avant de m'évanouir... L'atterrissage douloureux sur le sol me sortait de mon évanouissement. J’étais arriver dans un endroit désert et triste où des êtres démoniaques étaient cacher derrière des roches, bavant leur haine de tout ce qui étaient humain ou nature humaine.

- Je dois trouver un moyen de partir de cet endroit.

Les êtres démoniaques se jetaient sur moi.

- Arrière, démons ! Vous ne m'aurez pas, en sortant ma dague. Je ne me laisserais pas faire ! Jamais vous ne me rongerez mes os ni me soumettre à vos éternels tortures ! Reculez !

Avec courage, je maintenant à distance les démons autour de moi.

- Le livre dit que les démons ont fabriquer le miroir au travers duquel je suis passé. S'il en est ainsi, il doit y avoir d'autres miroirs semblables dans ce pays infernal. S'ils existent, je les trouverais et je quitterai ces lieux.

Je tentais à travers ces monstres rampants un chemin à la recherche de ces miroirs. Je remarquais tout à coup quelque chose devant moi que les démons évitaient... un sentier argenté.

- Il constitue peut-être une menace pour leur chair nécromancienne ! Cela parait être mon seul espoir car je ne peux lutter éternellement.

Le sentier d'argent serpentait au milieu des étranges ruines irréelles du monde des démons. Dans ses étangs morts, des ossements se tordaient en un éternel tourment, couverts d'une vivante moisissure aveuglement avide de chair vive.

- Nulle indication, nulle part d'un miroir noir ! Je ne suis pas même sur qu'il en existe un autre.

Je suivais d'étranges feux follets vers un marécage ou se dressaient jadis les autels de dieux endormis...

- Des cadavres brûlent... mais sans se désintégrer ! Ils fournissent la lumière permettant de voir cette désolation et... est-ce possible ?

Je rentrais dans ce monument.

- Mais oui ! Je vois un miroir. Je ne sais pas ou il va me conduire mais je dois risquer l'inconnu... il le faut.

Je rentrais de nouveau dans le miroir... Quelque part sur Arakas, une lune pâle éclairait un cimetière... Et un moment plus tard s’élevait un cri triomphant.

- J'ai réussi ! Je suis de retour, en regardant autour de moi. Je connais ce cercueil de marbre, ce sarcophage ! C'est dans ce cimetière que reposent...

Je courais vers la sortie pour sentir l'air du dehors.

- Ca fait du bien d'être de retour, en humant l’air.

Je sortais du cimetière. Je me dirigeais vers la taverne de la ville pour prendre un bon coup pour me remettre de cette aventure et d'aller ensuite vers une auberge pour oublier dans mon sommeil ce que j'avais vécu.

© 2002 Eric Perron

Par Eric Perron - Publié dans : Fiction
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Jeudi 31 mars 2005 4 31 /03 /Mars /2005 00:00

Baignant dans une mare sanglante au moment où le soleil se couche, des paysans furtifs semblent hâter le pas et jettent des regards craintifs en arrière par-dessus leurs épaules voûtées ou bien n’est-ce que l’imagination exubérante d’un guerrier qui a l’impression qu’un frisson d’horreur à peine perceptible ondule sur la crête de ce village, loin de tout ?

Forgeron : -  Tu vas aller là-bas à cette ville, n’est-ce pas ? J’ai visité cet endroit, moi aussi, autrefois, quand j’étais plus jeune. Tu auras du succès auprès des femmes là-bas si tu achètes cette épée, une bonne affaire à sept cent pièces d’or. 

Herik : - Une bonne affaire pour toi, peut-être.

- Parce ce que c’est toi, jeune homme, ce sera six.

- Je n’en ai qu’une, alors … Par Brehan, en levant mes yeux vers le ciel, comme le ciel s’assombrit rapidement !

Un paysan : - Fuyez mes frères ! Fermez vos portes et barricadez vos fenêtres ! C’est l’heure ! C’est l’heure !

Les gens du village paniquèrent et coururent à tout sens.

- AIEEE ! Dans ma cupidité, j’ai oublié ! Je voulais fermer mon magasin plus tôt. Mais je l’ai oublié !

- Qu’as-tu oublié ? Pourquoi fuirent-ils tous comme des crapauds affolés ? Répond moi forgeron ou je vais …, le pogne à la gorge.

- Non ! Je t’en prie, je vais t’expliquer mais je n’ose pas entrer dans les détails. Ce sont nos taxes, vois-tu ? Quarante milles pièces d’or dont nous sommes redevables, le même jour, tous les ans. Parce que nous ne les avons pas payées, le maître envoie quelqu’un pour les récolter.

- Idiot ! Penses-tu que le roi se souvient seulement de ce trou puant ?

- Je n’ai pas parlé du roi. Regarde derrière toi, guerrier, regarde !

Dans une étrange brume, on aperçoit comme une forme fantomatique d’une tête d’un chat…

- Mes yeux se jouent-ils de moi ? Est-ce la tête d’un chat que j’aperçois qui se dégage de l’épais brouillard ?
- Plus qu’un chat, étranger, beaucoup, beaucoup plus. C’est … "Elle !"

- "Elle", forgeron ? Qui veux-tu … ? Par Brehan !

Soudain, un tigre se matérialise devant moi et bondit sur le sol.

Je suis soudain de glace à cause de cette chose qui n’est pas de ce monde. Le tigre fait effet parce que ses griffes aiguisées comme des couteaux brisent une charrette de bois fragile.

- Ah ! Ce n’est pas qu’une bête fantôme, mon gars, mais une créature réelle. Je n’ai jamais apprécié l’idée de fuir comme un lièvre, pas lorsque j’ai le pommeau d’une épée au poing. En outre, il y a en deux qui ne sont pas enfuis assez vite, en voyant une femme et son fils. Toi ! Chasseur de lézards ! Vieux mangeur de grenouilles ! Voici de l’acier froid pour toi si tu y tiens, en regardant le tigre.

Le tigre se tourne vers moi.


Femme : - Elle … Elle se retourne …

Herik : - Laisse-là se retourner.

Mais à cet instant, un éclair crépite. Mon épée s’écoulait comme un fragile morceau de verre. Mais j’étais fort comme un jeune taureau obstiné et pourtant la tigresse qui bondissait vers moi me précipitait au sol comme si j’étais qu’un veau tremblant. Ses mâchoires aiguisées me serraient avec une force suffisante pour séparer ma chair de mes os si je bougeais !

- Par Brehan ! Tu es vraiment une créature du démon ! Alors pourquoi ne me frappes-tu pas pour finir ?

Était-ce quelque vision effrayante qui se produisait ensuite ou quelque fantôme fugitif de l’esprit et des sens qui faisait que maintenant je pensais entendre une voix, un murmure venu du côté infernal de l’univers, qui semblait dire : " Je ne te ferais pas mal. Pas maintenant. Jamais. " Alors comme un spectre silencieux, le tigre partait.

Herik : - Attends ! Reviens ! Reviens !

Un paysan : - Quoi ? Tu es courageux. Es-tu fou ? Si elle revient à cause de toi, elle aura soif de notre sang à tous.

Une paysanne : - Peut-être est-il de connivence avec elle ? Pourquoi sinon ne l’a-t-elle pas tué lorsqu’elle en avait l’occasion ?

Femme : - Qui es-tu, toi, qui a osé t’opposer à cette diablesse pour sauver ma vie et celle de mon enfant ?

- Je suis Herik, un guerrier. Mais pourquoi parlez-vous de cette bête comme si c’était une femme ? N’était-ce pas plutôt un simple tigre comme bien d’autres ?

Forgeron : - Non, homme, nous allons te l’expliquer pendant qu’il est encore temps ! Parce que nous allons sans aucun doute payer ce délai, quoi qu’il arrive, et plus tôt que nous ne le voudrions ! Une bête comme n’importe laquelle, as-tu dit ? Tu connaîtrais ta folie, étranger, si tu pouvais jeter un coup d’œil à cette forme enrubannée. Tu vois, il y a ceux qui se sont cachés à l’ombre de la lune et qui jurent qu’ils l’ont vue se libérer du sort qui l’a rendue tigresse pour redevenir femme. Pourtant, il y en a d’autres qui disent que nous ne devrions pas dédaigner Zephar, fille de Zukala, parce qu’elle est née au moment où le vent du nord et que la lumière grise du matin se levait à l’heure que l’on appelle l’heure de Zukala ! Ceux-là, disent-ils, sont doués d’une seconde vue et du pouvoir de lever le voile qui cacher le futur. Et serait-ce une sorte d’augure, l’heure de ta propre mort ? Mais nous n’allons pas plus perdre encore notre temps à parler d’elle. C’est son père qui est le vrai démon, ici, Zukala !

Un paysan : - Il habite là-haut dans un château et nous fait payer des impôts jusqu'à ce que nous soyons tout à fait dépouillés. Il y a une belle somme pour celui qui nous débarrassera de ce monstre !

Notable : - Que dis-tu de cela, étranger ?

Herik : - Je veux en entendre davantage au sujet de Zukala devant un flacon de vin fraîchement tiré.

Forgeron : - Bien sûr, bien sûr ! Mais d’abord, laisse-nous te soigner tes blessures.

Herik : - Ce ne sont que des égratignures. Parlez-moi de Zukala et de sa fille, la tigresse.

Une paysanne : - On dit qu’ils n’ont pas d’âge et que le temps ne les touche jamais.

Une vieille femme : - Et c’est vrai parce qu’une fois j’ai aperçu la fille, dansant sous les étoiles, lorsqu’elle était jeune et que moi aussi j’étais jeune. Maintenant, elle est encore jeune alors que je suis devenu vieille. Où est la justice là-dedans ? A mort ! Mort à tous les deux !


Zephar, la fille de Zukala, arriva au château de son père.

- Père ?

- Zephar, ma chérie, mes sujets bien-aimés ont-ils enfin envoyé leur juste tribut ?

- Non, mon père, ils n’ont pas envoyé d’or pour moi. Parce qu’ils …

- Les porcs ! Mais pourquoi es-tu si pâle, mon idole, comme si quelque chose t’avait saigne à mort ?
- Je… je ne sais pas, sire. Je …
Zephar perdit connaissance. Dans la taverne…

Maire : - Nous sommes des gens pauvres mais honnêtes et justes. Nous voulons nous débarrasser de ce Zukala et nous paierons ce privilège.

Herik : - Je ne désire pas être payer.

Notable : - … Nous quitterais-tu sans rien ?

Herik : - Je ne veux pas d’argent, vieillard, rien qu’une certaine arme : la lame ornée d’un dragon que le forgeron a essayé de me vendre !

Forgeron : - Tope-la ! Et c’est un petit somme à payer pour être délivrés de ce sorcier tyrannique !

Herik : - Alors je vais la chercher. En route !

Tandis que les portes de la taverne se refermèrent derrière moi…

Notable : - Je ne t’ai jamais connu si généreux, mon ami, es-tu peut-être en train de songer ce que tous nous pensons ?

Forgeron : - Je sais seulement qu’il y a beaucoup d’accidents qui peuvent arriver à un guerrier.

Zukala était assis au sommet de sa tour obscure, seul, comme une araignée tendant sa toile sur son trône d’une pâleur lunaire. Tout au long de la nuit étoilée, la tour ne connaissait pas de bruit, sauf quelquefois dans la lumière surnaturelle, les bruits de pas rapides. Zukala ne dormait pas et ses yeux étaient profonds. Il était assis devant une cuvette de flamme.

- Venez donc en mon nom, à mon appel, l’appel de Zukala !

Une créature se matérialisa devant lui.

- J’ai voyagé depuis le pays perdu en réponse de ton appel. Que veux-tu du démon Jaggta-Noga parce que je suis prêt à faire ce que tu demandes ?

- Tu dois réussir là où ma fille a échoué ! Les paysans, là-bas, retiennent mon tribut. Le mien par droit de puissance. Je veux qu’ils soient dépouillés de ce tribut ou qu’ils meurent ! Maintenant, va et exécute mon ordre ! L’or des paysans ne représente que peu de choses pour moi mais il rappelle à ces idiots qui est le maître et qui est l’esclave.

- J’y vais et obéis, sorcier.

Soudain, je sentais une main me tirer en arrière.

- Maintenant, vagabond, tu vas me dire pourquoi tu as …

  • Tais-toi jusqu'à…

- MMMMFFF !

- Ah ! Ses pas s’éloignent en bas dans le corridor. Tu ne peux être que Zephar, la fille de Zukala. Est-il vrai que tu vois le futur et que tu peux te transformer en bête sauvage ? J’ai vu des choses au cours de mon existence, mais cela …

- Est difficile à croire, Herik ? Tu peux tout croire car sinon comment connaîtrais-je ton nom ? Crois-cela aussi …

La femme se jetait sur moi et m’embrassais.

- Qu’au moment où nous combattions et encore lorsque je suis tombée évanouie comme un enfant dans les bras de mon père, je savais que tu étais l’homme que je dois aimer. Celui qui regardera les années s’écouler à mon côté.

- Quoi ? Hey, du calme ! Tout va trop vite pour moi.

- La vie va trop vite, Herik, parce que j’ai regardé dans nos avenirs, le tien et le mien, et je t’ai vu debout au-dessus de mon corps, une hache rayonnante dans tes grandes mains. Mais, serre-moi, mon amour, serre-moi parce que ce moment pourrait se produire dans un an ou dans un siècle !

- Ou bien il n’arrivera jamais ma fille ! Pas si je tue ce vil intrus et laisse Jaggta- Noga emporter son âme au pays perdu !

- Non, père, Non !

- Par Brehan ! Les portes ne signifient-elles rien ici ? Mais peu importe, prépare toi à payer, sorcier, pour tous les péchés commis toutes les années que dura ta vie.

- Chien insolent ! Emploie cette arme pour transpercer les cochons, pas pour effrayer ceux qui sont comme moi !

Zukala préparait une boule d’énergie. Je bougeais rapidement pour éviter sa boule d’énergie qui éclatait comme un éclair à côté de moi. Et alors, je frappais avec mon épée sur son masque qui cachait son visage.

- Qu’est-ce que cette folie ? Je l’ai frappée de toute mes forces et je l’ai à peine fait chanceler ? ! Eh bien ! Un coup de plus et sûrement…

- Non, Herik, lâche-le ! Je t’en prie !

- Mon masque ! Mon masque ! Tu vas brûler pour ce tu viens de faire, guerrier, m’entends-tu ? Tu vas brûler !

- Mon épée n’a pas touché à sa chair seulement son masque. Alors pourquoi s’est-il enfui comme apeuré ?

- Le masque est la source de son pouvoir, Herik, tu n’as aucune chance contre sa sorcellerie. Pas une seule chance ! Mais maintenant à cause de cela, c’est toi qui devrais fuir.

- Comment peux-tu dire ca ? Toi qui as plaidé pour sa vie, il y a à peine quelques secondes ? Ah, la, il … !

- Pourquoi es-tu venu me chercher ici avec la mort enroulé à ton poing ?

- Brehan ! Mon épée est devenue un serpent venimeux ! Je pensais que tu avais dit que son masque lui donnait tout son pouvoir.

- Il est encore a moitié intacte…

- …De sorte qu’il y a encore un tour ou deux dans son sac, n’est-ce pas ? Eh bien ! Lorsque je me serais débarrassé de ce mauvais sort sifflant, en jetant le serpent dans le feu de la cheminée qui se trouvait à côté de moi et prenait une hache au mur qui se trouvait de l’autre côté.

- Ne lui faites pas mal, sire, c’est le compagnon qui m’est destiné.

- Alors tu en choisiras un autre ou cent autres parce que cet arrogant personnage doit mourir !

- Peut-être mourrais-je si ta cible était égal à ta magie, en donnant un coup à l’autel qui se trouvait devant moi avec ma hache. Mais maintenant, mon second souffle va faire éclater ton crâne aussi facilement que j’ai fait sauter cet autel ! Et cependant, à cause de cette fille, je ne te tuerai pas.

- C’est vrai que je t’ai sous-estimé, guerrier, en reprenant son souffle, parce qu’il y a longtemps que personne n’a osé me défier. Mais maintenant, la soif du triomphe me mêle au sang dans ma gorge et je dois obtenir satisfaction. Zephra, une fois de plus, deviens la bête enragée que tu as été et mets cet idiot en pièces ! Voilà ce que tu dois faire, je l’ordonne ! Moi, Zukala, ton père.

- Et parce que c’est mon père qui commande, puis-je refuser son ordre, en se transformant en tigresse ?

- La tigresse ! Alors les paysans ont dit la vérité !

- La dernière vérité que tu ne connaîtras jamais ! Tue-le, ma fille, tue-le !

Mais cette fois encore comme dans un rêve parvient ce chuchotement lointain : " Non, père, je ne lui ferais pas de mal ! Pas maintenant, jamais ! "

- Alors tu as envoyé ton maître sous la hache de ce guerrier.

- Si tu ne souhaites pas mourir, sorcier !

Tout à coup…

  • Quelle est cette voix qui retentit derrière moi comme si elle venait de l’au-delà de la tombe ?

    - De la tombe au moins idiot ! Tourne-toi, guerrier, et affronte le visage et la forme de la crainte incarnée !

    - Brehan !

    Les filles qui se transformaient en tigre et même les sorciers étaient des êtres humains à leur manière. Mais ceci… ceci était quelque chose de diffèrent et sa vue m’emplissait d’une terreur qui m’immobilisa.

    - Ne pense plus à l’argent, tue-le !

    - Comme tu le désires, sorcier, mais qu’elle est cette créature à côté de moi qui rampe tête baissée vers sa propre mort ?

    - Zephra, non !

    Surpris par cette femelle, aussi magique que lui-même, le démon de l’enfer tombait avec l’impact du tonnerre ! Mais pour se relever aussitôt.

    - Tue-la, démon des profondeurs de l’au-delà, et ensuite tourne-toi contre ce guerrier !

    - Que dis-tu homme ? Lanceras-tu la condamnation sur ta propre fille uniquement parce qu’elle n’a pas voulu me détruire ?


- Oui ! Tous ceux qui veulent m’opposer à ma volonté doivent mourir ! TOUS !

Alors ma rage était horrible à soutenir tandis que je soulevais au-dessus de moi le vieux sorcier comme s’il était un petit rongeur geignant.

- Rappelle ton démon, sorcier, où je …

- Jamais, jamais !

  • Bah ! Tu ne vaux guère la peine qu’on te tue, en le jetant à terre, pourtant je te surveillerais si j’avais le temps. Mais maintenant, je dois sauver cette fille, en bondissant avec la hache vers le démon ! Cette hache sera aussi inutile que deux épées mais je ne vais pas la laisser mourir, elle a essayé de me sauver, en frappant le démon à plein visage avec la hache !


- AAAARRRHHHAAAHHH !

- Il y a au moins un dieu qui me sourit. Tu ne saignes pas mais la hache de ce sorcier peut te faire souffrir. Et je te…

Le démon Jaggta-Noga jeta de côté à travers les airs avec une force infernale et violente la bête-femelle grondante comme un jouet brisé et qui alors n’était plus bête-femelle mais une simple mortelle, douce, vulnérable, étendue et aussi immobile que si elle était morte.

- Zephra !

- Et maintenant, insecte, prépare-toi à périr !

- Peut-être mourrai-je, monstre, mais je mourrai en combattant et en t’éloignant avec…

- Ma fille, ma Zephra, que t’ai-je fait ?

  • Ta fille, sorcier, elle n’est rien, laisse-la périr ! C’est la mort que tu dois adorer, pas la vie. Parce que même la vie qui dure à travers les âges est le néant pour Jaggta-Noga.

    - Ca suffit ! Mon pouvoir n’est pas assez fort pour te détruire, démon, mais ma sorcellerie peut encore te renvoyer dans la sombre fosse qui t’a engendré !

    - NON ! NOOOOON !


Le démon disparaissait.


- L’être démoniaque est parti. Maintenant, à nous deux, sorcier !

- Idiot ! Tu me menacerais encore avec un jouet d’enfant ? Alors tu n’as pas encore compris quelles forces tu as vu se déchaîner, ici, cette nuit ? Mais tu vas comprendre lorsque nous nous retrouverons et ce jour-là, tu affronteras toute ma puissance et tu trembleras avant de mourir.

- Herik … Herik …

- Entends-tu ? Elle vit, mais tu m’as enlevé le cœur de ma fille et il ne peut plus dorénavant être entièrement mien. C’est un phénomène unique et affolant d’être le dernier d’une race fière et délaissée par le seul être qui vous est cher.

Dans un éclair de lumière, le sorcier et sa fille disparaissaient devant moi.

- Partis tous les deux comme s’ils n’a jamais été réellement ici.

Mais c’était réellement là parce que le château se trouvait toujours à cet endroit et les pièces d’or jonchaient encore le sol sur lequel elles étaient tombées. Cinquante milles pièces d’or, leur éclat m’aveuglait et m’empêchait de penser à un démon, un sorcier et à une fille qui m’offrait l’immortalité, une fille qui… Mais non, mieux vaut compter l’argent. Inutile de prendre la peine de retourner là-bas au village. Tout à fait inutile lorsque la route qui va Shadizar-la-pécheresse passe au pied de la colline !

© 2002 Eric Perron

Par Eric Perron - Publié dans : Fiction
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Jeudi 31 mars 2005 4 31 /03 /Mars /2005 00:00

 Il faisait nuit sur Arakas. Une voix se répercutait dans les montagnes. Je sursautais en entendant ce cri lugubre !

- Par Brehan ! Qu'est-ce-là ? Si c'est un loup venu pour me dévorer, je...

Le silence retombait à nouveau sous les étoiles. Je regardais aux alentour et je remarquais un homme...

- Et bien, Herik ! Te voilà bien loin de ta terre natale. Où comptes-tu aller ?

- Je l'ignore mais si tu es venu pour essayer de me...

- Fou ! Me prends-tu vraiment pour... J'ai des soucis plus graves qui m'assaillent. Ne pressens-tu pas ? Ne sens-tu pas l'odeur du sang dans le vent ? La puanteur du massacre et les hurlements de la mort ne parviennent-ils pas jusqu’à toi ? La guerre rode ici sur Arakas.

- Comment sais-tu tout cela ? Qui es-tu, toi, qui brandis une lame étincelante quoique ébréchée ? Dis-le-moi, sinon...

- Quoi ? Tu oses me menacer ? Lève les yeux au-dessus de ta tête, garçon, et sache à qui tu parles !

Je ne pouvais pas retenir un cri, car des nuages se rassemblaient et à la faveur d'une rafale de vent surgissaient des formes étranges comme dans un cauchemar. Je regardais les douze chevaux pourvus d'ailes et leurs cavalières qui portaient de voiles argentés, leurs cheveux d'or flottant derrière elles et les yeux froids fixés sur quelque objet effroyable qu'ils ne voyaient pas.

- LES ECUYÈRES DU MASSACRE ! Car voici venu le temps où les chefs seront tués et abattu par la faux de la mort. Chaque être porte en soi l'instant de sa mort et les chefs doivent mourir eux aussi ! Tu ne comprends que peu de chose à ce que tu as vu et entendu, Herik, mais tu assisteras bientôt à la fin des chefs et pas seulement des chefs. Maintenant va-t'en, car des ombres gigantesques et sanglantes vont s’étendre à tel point... et la nuit est longue.

J’obéissais mais un ultime regard en arrière me montrait l’étranger qui se détachait sur le ciel chargé de sombre nuées, son manteau flottant dans le vent. J'avais alors l'impression que la stature de l'homme s'était accrue et qu'il brillait d'un éclat grisâtre au milieu des nuages noirs.

La brise estivale avait disparu. Un cavalier solitaire s'avançait dans le silence nocturne. Peut-être pensait-il au gigantesque camp militaire proche, dont les vingt mille guerriers noircissaient la forêt. Peut-être songeait-il au combat imminent, à l'agonie de milliers de soldats en sursis et peut-être un frisson de peur le parcourait-il.

Herik : - Holà ! Arrête ta monture pour que je puise monter.

Dunlang : - Hein ! Qui es-tu ? Tu n'as pas répondu à ma question, ami.

- Je m'appelle Herik. Il faut que tu me prennes sur ton cheval.

Le cavalier me laissait monter en arrière de lui et me racontait ce qui se passait actuellement.

- Par Brehan ! D’après ce que tu m'as dis, Dunlang, je puis conclure que l'homme-gris a vu juste ! Mais comment sait-il tout cela ? C'est insensé !

- Je t'ai laissé monter sur ma monture sans réfléchir, guerrier, mais je ne suis pas encore certain que tu ne vas pas me frapper dans le dos. Pourquoi refuses-tu de me dire comment tu es arrivé ici, ne serait-ce que pour me rassurer ?

- Eh bien! Voilà, c’est à cause de la demone qui a décimé mon village et tuer tout les habitants ainsi que ma famille.

- J'ai compris, guerrier, et tu as un compte à régler avec cette demone. Regarde, là, en bas, devant toi ! Voici notre camp.

Eevin : - N'y retourne pas, Dunlang, si tu tiens à la vie ! N'y retourne pas !

Dunlang : - ... Qui... Eevin !

Eevin : - Ainsi tu ne m'as pas oubliée. Tu te souviens de moi, en étendant ses bras vers le cavalier. Part avec moi, suis-moi dans la forêt ombrageuse où les ans coulent comme des heures. Je t'en supplie, fuis avec moi, mon doux coeur.

Le cavalier serait dans ses bras la jeune femme.

Dunlang : - Eevin, mon ange, je sais que tu possèdes le don d'entrevoir l'avenir dans tes rêves mais le combat m'appelle, force m'est de répondre, même si un sort fatal me guette.

Eevin : - Alors, Dunlang, par le voile que mes songes parviennent à percer, tu n'es plus qu'un mort en sursis.

Ailleurs…


Malachi : - Comment veux-tu que je songe à la guerre et aux stratégies, Kormlada, quand ta présence brûle mon corps et que ta beauté me fait perdre l'esprit ?
Kormlada : - Non…, tu sais qu'il ne nous reste guère de temps.

Malachi : - Je sais que je suis le commandant de la cavalerie et toi l’épouse du chef Tomar.

Kormlada : - As-tu réfléchi à l'offre de mon mari ?


Malachi : - Oui ! Quand sera venu le moment crucial dans la bataille de demain, je retiendrai mes cavaliers de sorte que la victoire reviendra à Tomar. Mais j'exige davantage que des promesses de richesses pour le prix de ma trahison, je veux aussi le baiser d'une ensorceleuse !

Ainsi se séparait le futur traître et la très noble Kormlada. Pendant ce temps, Eevin et Dunlang...

Eeving : - Oui, Dunlang, je te répète ma sinistre prédiction ! Je t'ai vu mort dans mes rêves et encerclé par des guerriers en fureur. Toutefois, je t'ai apporté un présent que tu porteras au combat. Peut-être te sauvera-t-il mais mon coeur n'ose l’espérer, en déposant le présent dans les mains du cavalier.

Dunlang : - Une cotte de maille en or ? Des mailles enchantées, j'en suis sûr, si je connais bien mon Eevin, dont la race était déjà ancienne quand cette terre était encore tout jeune. Bien que j'aie dédaigné les armures, je mettrai celle-ci pour te tranquilliser si ce n'est pour ma sécurité. Viens maintenant, Herik, il est temps de partir !


Eeving : - Fait attention, cher Dunlang, ne cherche pas à combattre en première ligne dans l'affrontement de demain car nos ennemis brûlent d'un féroce appétit de victoire !

Derrière Eevin, sous un aspect fantomatique, l'homme gris observait…

Eeving : - Et je sens la mort grise planer autour de moi !

 

Un autre camp avait été dressé dans la verte forêt. C’était celui des barbares dont le chef était le bouillant Tomar.

Tomar : - KORMLADA !

Kormlada : - Pourquoi hurler ainsi, mon époux ? Je rentre à peine de la mission que tu m’as confié.

Tomar : - Parle donc vite ! Malachi retiendra-t-il ses cavaliers assurant ainsi mon triomphe, en serrant bien fort le poignet de sa femme ?


Kormlada : - Tu me fais mal, seigneur !


Tomar : - Je te briserai le poignet si tu ne le dis pas…
Kormlada : - Il agira comme tu le lui as demandé.

Tomar : - Parfait, je savais que ce manant se laisserait acheter. Retourne maintenant à ta broderie, femme, en jetant à terre son épouse, je dois me préparer pour la bataille !

"  Quand le combat aura été livré, je te transpercerai de ma dague, chien, et je ferai de Malachi mon général fantoche ! "  , pense Kormlada.


Herik : - … mon foyer est loin, Dunlang, mais dis-moi à cause de quoi cette guerre a-t-elle commencé ?

Dunlang : - Le chef Tomar et notre chef Brian étaient déjà ennemis alors que tu n’étais pas venu au monde, mon ami, mais voici justement la tente de Brian.


Dans la tente de Brian…

Brian : - Dunlang ! Nous redoutions que notre capitaine favori n’a été capturé mais qu’est-ce que tu nous ramènes ?

Dunlang : - Sire, il s’agit d’un guerrier nommé Herik. Il est venu combattre pour notre cause.

Herik : - J’ai juré de me battre pour une juste cause.

Brian : - Bien parlé. L’occasion dont tu rêves te sera donnée quand les doigts de l’aurore chasseront les ténèbres de la nuit.

Peu après, autour d’un feu de camp, un homme s’approchait devant moi…

Malachi : - Toi, guerrier, je suis Malachi, commandant de la cavalerie du chef Brian ! Brian m’a demandé de veiller à ce que tu sois prêt pour le combat de demain, au cas où tu te battrais pour nous.

Herik : - Je ne me battrai pas pour vous, vil porcin, mais contre ceux que je hais et je le ferai selon ma méthode.

Malachi : - Tu oses m’insulter, blanc-bec ? Si tu n’étais pas sous la protection de Dunlang, je te…

Herik : - Il y a une chose que tu peux faire pour moi… Fais de l’air pour que je puisse mieux respirer, en souriant.

Malachi : - Je souhaite que tu tombes à premier dans la bataille…

La nuit baignait dans une brume grise, aussi grise que le géant dont les paroles résonnaient encore à mes oreilles :

" Tu assisteras bientôt à la fin des chefs et pas seulement des chefs. "
Puis, quand l’aube teintait le ciel de blanc, les hommes se levaient, comme des fantômes, dans un cliquetis d’armes.

Dunlang : - Une armure pour combattre un ennemi que je méprise. Comment une protection aussi ridicule pourrait-elle écarter de moi une mort qui me serait destinée ?


Herik : - Où est ton chef ? Quand prendra-t-il notre commandement ?

Dunlang : - Brian, nous commander ? Nous nous battons pour lui et non lui pour nous ! Il sortira de sa tente quand nous lui aurons acquis la victoire et pas avant !

Eeving : - Adieu donc, mon amour, si nous ne nous revoyons pas, en serrant Dunlang dans ses bras.

Dunlang : - Plus un mot, mon ange, nous rirons de nos craintes quand ce jour s’achèvera !

Malachi montait sur son cheval et …

Malachi : - CAVALIERS, EN AVANT ! Dunlang, rassemble tes guerriers parce que ces chiens se rapprochent.

Herik : - C’est ainsi que les vieux envoient les jeunes à la mort tandis qu’ils se livrent à la débauche sous leur tente. Chez moi, nos chefs conduisent la charge eux-mêmes portant bien haut leur épée flamboyante.

Le perfide chef Tomar dédaignait, lui aussi, l’abri que lui offrait sa tente et il prenait la tête de sa horde sauvage.

Tomar : - POUR BORRI ! BORRI !

Herik : - Borri ? Quel est ce nom qu’ils hurlent ? Et qui est ce démon brun qui excite les soldats ?

Dunlang : - Borri est le dieu de la guerre qu’ils vénèrent, auquel sont offertes les âmes de ceux qui meurent au combat. Quant au diable vociférant qui précède nos ennemis, c’est le chef Tomar, qui a envoyé plus d’hommes à Borri qu’il n’y a de cheveux sur sa tête. Mais les voilà qui chargent. Tiens-toi prêt, guerrier, car voici venu le jour où les rapaces se repaissent de sang humain !

Alors un cri s’élevait jusqu’aux cieux tandis que deux armées déferlaient l’une contre l’autre. Il n’y avait ni manœuvre stratégique, ni charge de cavalerie et ni volées de flèches à bout d’acier. Seulement quarante milles hommes à pied qui s’élançaient dans un sauvage corps à corps. Dunlang ne songeait plus à la sombre prophétie d’Eevin tandis que les coups pleuvaient sur son armure qui les parait comme par magie.

Dunlang : - Herik ! Les sauvages se battent comme des démons à cause des menaces de mort proférées par Tomar contre les embusques. Hâte-toi d’aller trouver Malachi et presse le de faire donner la cavalerie, au nom du ciel !

Herik : - Cet homme est-il aveugle où son retard répond-il à quelque sombre plan, en regardant à l’horizon ?

Dunlang : - Nous ne le saurons jamais si tu restes là, les bras ballants. Va, mon ami !


Herik : - J’y vais mais c’est bien parce que c’est toi qui me le demandes bien que je préfère demeurer au cœur du combat jusqu'à ce qu’une lame me transperce, en courant vers Malachi ! Malachi ! Dunlang t’implore de charger immédiatement sinon nous sommes perdus.

Malachi : - Je refuse. Le temps n’est pas encore venu. J’interviendrais au moment opportun.

Je ne disais rien mais je plongeais mon regard dans les yeux fuyants du traître et le sondait peut-être jusqu'à l'âme à tel point que je voyais l’ignoble serpent de la trahison. Je retournais auprès de Dunlang.

Herik : - Dunlang ! Malachi chargera quand il estimera devoir le faire.

Dunlang : - Par les dieux ! Nous sommes trahis ! Que le diable emporte cette armure ! Je refuse de la porter plus longtemps, en enlevant son armure !

Dunlang : - Donnons l’assaut comme des hommes et MOURoooooonns… !

Une main perfide, tenant une dague, frappait Dunlang par derrière.

- J’ai poignardé le capitaine désormais la victoire est à nous !

* Se jette sur le sauvage. *

Herik : - Si nous devons être vaincus, lâche, tu ne seras pas la pour t’en réjouir, en me jetant sur le sauvage ! Dunlang, appuie-toi sur moi, je te ramènerai à …

Dunlang : - Non … dis seulement a Eevin … dis-lui …

Le noble guerrier rendait l’âme. Je hurlais ma douleur et ma rage. Je ne me battais plus par vengeance personnelle mais pour un souvenir, le souvenir d’un ami qui emplissait mon cœur et décuplé mes forces. Peu à peu, je transmettais mon ardeur aux troupes à tel point que ca lui redonnait la volonté de gagner qu’elle n’avait plus.

Tomar : - Maudit soit ce guerrier ! À cause de lui, il va me dépouiller de mon royaume et m’ôter la vie ! Mais tout n’est pas perdu si Brian meurt de ma main. Voici justement sa tente.

Eevin savait que plus jamais le soleil ne brillera pour elle parce qu’elle voyait l’armure qui se trouvait par terre devant elle. L’armure qu’elle avait offerte à Dunlang.

Herik : - Le combat n'est pas terminé et Malachi n’a toujours pas bougé de la colline. Attends traître… attends encore quelques instants… parce que je vais te tuer.

Malachi m’apercevait et …

Malachi : - Vite mon cheval ! M’entendez-vous misérables !
Les hommes, effrayé par ma détermination, s’enfuyaient.

Malachi : - Non ! Ne partez pas ! Ne me laissez pas ! REVENEZ !

Je m’approchais lentement de Malachi en prenant tout mon temps. Pendant ce temps une dame passait à cote d’Eevin…

Kormlada : - Ah ! Voyez cette femme qui pleure la mort de quelque guerrier débile. J’ignore ce genre de faiblesse stupide. Bien que Tomar ait été vaincu, Malachi peut encore tirer honneur et profit de cette journée. Le voici justement, en voyant à l’horizon, mais qui …?

Malachi : - Parle, maudit guerrier, parle ! Pourquoi tu me suis sans un mot comme un loup à l’affût ? Est-ce à cause de …?

Herik : - Tu as fait un pacte avec l’ennemi et tu mourras donc comme lui.

Malachi : - Tu prétends me tuer sous prétexte que j’ai fait un pacte avec l’ennemi ? Je vais t’éventrer avant que tu ne puisses …

Je bondissais, telle une panthère, sur Malachi et frappait. Puis, je me détournais et m’éloignais sans bruit de la clairière sur laquelle la mort avait étendu son ombre.


Kormlada : - Le guerrier est vivant. Alors Malachi doit être… mort ! Avec lui meurent aussi les rêves que j’avais faits, les projets que j’avais mijoté … Non … ! Je refuse que soient anéantis mes espoirs à cause de … Vis larve impuissante, vis m’entends-tu, en tâtant le corps de Malachi, espérant trouver un souffle de vie ?

Seul le silence lui répondait. Cependant, dans le camp proche, deux hommes donnaient brutalement libre cours à leur haine quand …

Brian : - Tomar ! Mais … où sont mes gardes ? Comment es-tu venu jusqu’ici ?

Tomar : - Tes gardiens n’ont cure de ta personne, Brian, parce qu’ils sont occupés à fêter leur grande victoire. Une victoire que tu ne partageras jamais parce que tu seras mort. Par Borri, se jetant sur Brian !

Brian : - Tu n’ajouteras pas le sang de Brian à celui que tu offres à ton dieu guerrier, en esquivant.
Tomar : -- Borri est un dieu assoiffé dont la soif est insatiable. Il faut qu’il y ait des batailles pour étancher cette soif sinon il meurt.

Brian : - Eh bien ! Il boira pour la dernière fois quand j’aurai scellé ta mort.

Peut-être serait-il étonné par la justesse de ses paroles parce que tandis qu’il livrait un farouche combat contre son ennemi dans les ultimes lueurs du crépuscule, une gigantesque forme grise se matérialisait et attendait … attendait…


Brian : - Je vais maintenant, misérable, en plantant son épée dans le corps de Tomar tandis que Tomar faisait de même avec Brian.

Brian : - AAAIIIEEEEE !

Tomar : - ARRRRRGHHHHHH !

Brian : - Tomar, nous allons …

Tomar : - …mourir tous les deux !

Le corps des deux hommes tombaient à terre inerte. Je m’approchais.

Herik : - Deux chefs ont péri aujourd’hui, qui auraient du mourir depuis longtemps, de nombreuses femmes pleureront ce soir à cause de ceci.


Le soleil se couchait dans un sombre océan pourpre. De gros nuages se rassemblaient et descendaient, poussées et portées par ce vent, se détachant sur les lourdes nuées, chevauchaient des formes que je reconnais …

Herik : - Les écuyères du massacre ! Accompagnées par l’homme-gris ! Je sais maintenant qu’il est Borri, le dieu nordique de la guerre ! Qui envoie pour la dernière fois ses messagères de la mort rassemblaient les âmes égarées, car, même les dieux doivent mourir quand leurs autels se fissurent et que leurs fidèles sont tous mort à cause de la lame impitoyable de la grande faucheuse.

Alors commençait le choix des âmes élues parmi les cris des héros agonisants et les hurlements des dieux déchus. Pourtant, si quelques âmes lançaient une clameur, les femelles aux lèvres sanglantes ne semblaient pas l’entendre. Puis toujours silencieuses, les écuyères du massacre éperonnaient leurs blanches montures ailées qui s’élançaient en haut vers les cieux et ouvraient à travers les brumes célestes un passage. Cependant, un guerrier à la chevelure brune soupirait à cause du souvenir des ultimes paroles de Borri.

- Tu assisteras bientôt à la chute des chefs. Et pas seulement des chefs, regardant disparaître Borri !

FIN
© 2002 Eric Perron

Par Eric Perron - Publié dans : Fiction
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  • Herik
  • Blog de Eric Perron
  • Homme
  • manga Anime Généalogie
  • Mon signe astrologique est Lion. Mon groupe sanguin est B Rh négatif. Je suis célibataire. J’aime être entourée de livres et de les classer. Mes passe-temps sont la sieste, la lecture, la marche et la généalogie.

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